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Aznavour sur les Plaines... presque irréel

Le Soleil - Québec - Valérie Lesage

Charles Aznavour sur les plaines d’Abraham... On l’écrit et c’est presque irréel. Car le monsieur, un des derniers monstres sacrés de la chanson française, n’en était qu’à son troisième concert en plein air à vie. Comme il a 84 ans et 60 ans de carrière derrière lui, disons que le cadeau a la valeur d’un grand événement.

On croyait ses adieux à Québec déjà faits avec la tournée amorcée chez nous en 2007, mais que vaudrait une carrière ou un concert sans rappel?

Jeunes et vieux ont rempli les Plaines pour entendre le best of d’Aznavour, les derniers pour se rappeler de beaux souvenirs, les premiers pour rencontrer l’artiste derrière les immortelles.

Poète de l’amour, de la jeunesse et du temps qui passe, Aznavour s’est offert généreusement, avec moins d’énergie qu’à une autre époque (forcément), mais toujours bien en voix et accompagné du réputé pianiste classique Érik Berchot.

Premiers frissons sur Je voyage, interprété en duo avec sa fille. Ensuite, on a eu l’impression d’entrer dans une légende quand il a aligné Les plaisirs démodés, Que c’est triste Venise, Je me voyais déjà et Non, je n’ai rien oublié. Tant de chansons inoubliables créées par un seul homme, c’est émouvant en soi. Mais les vivre avec lui, c’était beau comme une nuit de pleine lune. Et ça a continué comme ça encore et encore, d’immortelle en immortelle, parce que Charles Aznavour n’était pas pressé et qu’il avait le cœur sur la main. Et aussi parce que la foule, dans une atmosphère solennelle, semblait savourer son plaisir avec l’envie d’arrêter le temps.

Vingt-trois heures : M. Aznavour vient de nous offrir un superbe Ave Maria. Heure de tombée oblige, c’est la fin de l’écriture, mais pas du plaisir...


Lynda Lemay

Les Plaines étaient déjà presque remplies pour la prestation de Lynda Lemay à 20h, et ce n’est pas seulement parce que les gens voulaient réserver leur place pour Aznavour si on en juge par l’ovation qui lui a été servie. Occuper un si grand espace avec un spectacle acoustique, c’est loin d’être facile, mais Lynda Lemay est capable de faire des Plaines un salon.

Entre plusieurs titres peu convaincants parce que moulés sur des remarques anodines (sur le maquillage, par exemple), la chanteuse a servi ses meilleures chansons, Le plus fort, c’est mon père, Une mère, Les souliers verts et La visite, la pièce rageuse qui a séduit Aznavour il y a 12 ans. Pour remercier son parrain, Lemay lui a rendu hommage en chantant à la toute fin de son concert une chanson sur le grand poète

http://www.cyberpresse.ca/article/20080707/CPSOLEIL/80706135/6787/CPSOLEIL

 

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