A-B-C-lynda-lemay

19 Fevrier 2007 Lynda Lemay dans ses petits souliers

Le lundi 19 février 2007


Lynda Lemay dans ses petits souliers

Anabelle Nicoud

La Presse

Collaboration spéciale

À la parution de son dixième album, Ma signature, Lynda Lemay l'avait dit, redit, et répété. Pas de grandes salles pour sa tournée québécoise. Ses prochains concerts, elle les donnerait dans un esprit «boîte à chanson».

En guise de boîte à chanson montréalaise, c'est au Lion d'or qu'elle s'est produite samedi soir, entourée de ses deux guitaristes, Marco Savard et Yves Savard, son complice de la première heure.

Vêtue d'une robe rouge ornée d'une guitare ailée et strassée, ses longs cheveux détachés lui caressant le dos, la chanteuse a offert une prestation de près de trois heures laissant peu de place à l'improvisation.

Au programme de la soirée, Ma signature, bien entendu, mais aussi une rétrospective de sa carrière. On passe de la mélancolie comme seule Lynda Lemay sait l'offrir (Tu t'appelles Marguerite, La place au sous-sol, Chaque fois que le train) aux chansons anecdotiques et comiques (Ma chouette, et les éternels Souliers verts).



Pour introduire ses pièces les plus drôles, Lynda Lemay peut compter sur sa grande expressivité et sa capacité à se moquer d'elle-même autant que des hommes, des mères, des jolies filles et des frustrées. Bref, Lynda Lemay s'y connaît pour mettre le public à l'aise.

Les 250 spectateurs ont ri de bon coeur avec la chanteuse quand elle évoquait le sort peu enviable d'une mère qui dit adieu aux ambitions qu'elle nourrissait pour son fils (Le mime). Ou de son célèbre cri du coeur contre les golfeurs (Le golfeur).

Malgré l'enchaînement quasi «stakhanoviste» des chansons, la prestation de Lynda Lemay n'a pas montré le moindre essoufflement, ni la moindre erreur, à l'exception de son seul passage au piano (À l'heure qu'il est).

Et ses fidèles l'ont religieusement écoutée d'un bout à l'autre. Ils ont ri aux bons moments. Et ont applaudi chaleureusement les personnages de ses compositions, qui, apprenait-on, étaient présents dans la salle: l'empathique infirmière de Ma chouette, et le plus fort d'entre tous, son père.

La soirée a tout de même réservé quelques surprises. Une composition pêchée dans les inédits de son répertoire (Un verre de n'importe quoi), et une invitée pour un duo en rappel, Julie Lévesque. La route de la jeune demoiselle, découverte à Tadoussac, a croisé celle de la prolifique chanteuse qui, inspirée par cette rencontre, a composé Génération voisine. Comme à son habitude, Lynda Lemay projette un peu d'elle dans cette chanson tout comme dans la jeune femme qui, si l'on se fie à sa coupe de cheveux et à sa façon de chanter, si semblables à celles de Lynda, ne détesterait pas ressembler à son idole.

Le tout est un peu trop long, un peu trop quétaine, un peu trop simple, bref, un peu trop «le bon sens près de chez vous». Mais c'est cette signature qui fait le succès indéniable de Lynda Lemay.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070219/CPARTS04/702190775/1017/CPARTS

4 commentaires - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 | Page suivante