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Lynda Lemay : jeux de cordes

Rencontre. Trois soirées complètes à la Bourse du Travail de Lyon pour la chanteuse québécoise, seulement accompagnée de deux guitaristes


Sur son dernier album, « Ma Signature », Lynda Lemay rend hommage à sa guitare, avec la chanson « C'Est Que Du Bois ».
En tournée pour mettre en scène ces nouveaux titres, la chanteuse québécoise a choisi de ne s'entourer que de « six cordes » : la sienne, et celles des frères Yves et Marco Savard, guitaristes virtuoses bien connus au pays de l'érable. Elle s'installe pour trois soirées à la Bourse du Travail.

>> Vous arrivez à Lyon après seulement deux dates à Lille. Pas trop nerveuse ?
Un peu, si. On a pris un peu de retard pour la préparation, comme à chaque fois. Mais heureusement, j'ai déjà joué le spectacle au Québec. Mais là, on a un nouveau décor et de nouveaux éclairages. Il a fallu organiser tout ça.

>> C'est un spectacle très intime, non ?
Oui, pour une bonne partie, je suis seule avec ma guitare. Sinon je suis entourée de deux merveilleux guitaristes.
J'avais envie de quelque chose de très épuré, fidèle au son du dernier album. Ça laisse beaucoup de place à l'émotion. Jusqu'à présent, ça se passe merveilleusement bien, le choix des chansons a l'air d'être le bon !

>> Vous jouez toujours aussi longtemps sur scène ?
Oui, à peu près deux heures et vingt minutes de spectacle. Je joue plusieurs titres du dernier album, plus quelques incontournables dont je ne me sépare jamais, et des vieilles chansons que je n'avais pas chantées depuis très longtemps, comme « Macédoine ». C'est un heureux mélange.

>> On a dit que ce disque était plus grave que les précédents
Les gens disent ça à chaque fois que je fais un album studio, je ne sais pas pourquoi. Je trouve ce disque très équilibré entre l'humour et l'émotion.
Mais les chansons humoristiques traitent souvent de moments de vie qui ne sont pas nécessairement joyeux, que l'humour permet de dédramatiser. C'est le cas des « Souliers Verts » par exemple.

>> Les trois soirées à Lyon sont complètes. Pourquoi ne pas rester plus longtemps ?
Ma disponibilité est de plus en plus serrée. Je viens d'avoir un bébé, et je ne voulais pas partir trop longtemps de la maison.
J'ai réduit la tournée à dix journées. Mais je reviendrai. La tournée va durer plusieurs années. Ça m'assure un avenir !

>> Il y a une chanson hommage à votre guitare. Vous aimez tant que ça les guitares ?
C'est un instrument qui nous vibre sur le corps. A partir du moment où j'ai mis une guitare sur mon ventre, j'ai eu une révélation. Comme si sa vibration entrait en connexion avec moi et m'inspirait directement les chansons.

>> La guitare permet de tout jouer ?
Oui, quand vous écoutez Yves et Marco Savard, vous vous rendez compte qu'ils sont capables de faire parler leur instrument autant que moi je peux parler dans mes textes. Ils délivrent tout autant d'émotions.

>> Vous avez une marque fétiche ?
J'ai souvent des coups de coeur pour les guitares. J'adorais ma Taylor, mais j'ai découvert une marque québécoise, les guitares Boucher, qui sont absolument extraordinaires. Je suis sûre qu'on va bientôt voir beaucoup de guitaristes jouer avec partout dans le monde.
Propos recueillis par
Thierry Meissirel

> Les 5, 6 et 7 février
à 20 h 30 à la Bourse
du Travail, place Guichard,
Lyon 3e

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